A l’origine, une initiative de Mgr Paul Bouque
Mgr Paul Bouque, alors vicaire apostolique de Foumban, prit l’initiative de créer une Congrégation religieuse autochtone dont les membres s’occuperaient de l’apostolat dans le Vicariat apostolique. De nombreuses jeunes filles camerounaises, encadrées dans la mission de Bonabéri, avaient déjà exprimé leur désir de se consacrer à Dieu « comme des sœurs blanches qui ne se marient pas ».
Le premier rassemblement de ces jeunes filles désireuses en vue de la formation à la vie religieuse eut lieu en 1936 à Dschang qui deviendra le siège du futur noviciat et plus tard de la maison mère de la nouvelle Congrégation.
La tutelle des sœurs de la Sainte-Union
Pour former les premières religieuses de la future Congrégation autochtone, Mgr Paul BOUQUE fit appel à la Congrégation des sœurs de la Sainte-Union. Celles-ci accompagneront la nouvelle Congrégation dès ses premières années d’existence jusqu’en 1964.
Les premières Constitutions et les premières professions religieuses
Le fondateur prit plusieurs années pour écrire lui-même les premières Constitutions de la Congrégation qu’il dénomma « Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie ». Après moult difficultés, les Constitutions furent achevées en 1947.
C’est ainsi que jeunes filles formées à la vie consacrée, depuis une dizaine d’années, furent admises à prononcer leurs premiers vœux le 24 juin 1947.
Cette date a été retenue comme celle de la naissance officielle de la Congrégation. Dans les archives de la Congrégation comme dans celle du Vicariat apostolique de Foumban, il n’existe pas un décret formel d’érection de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie.
L’autonomie de gouvernement
En 1955, le Vicariat Apostolique de Foumban fut érigé en Diocèse de Nkongsamba. Les Sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie furent désormais considérées comme une Congrégation religieuse de droit diocésain, placée sous la juridiction de l’évêque de Nkongsamba. Toutefois, la jeune Congrégation religieuse resta sous la tutelle des Sœurs de la Sainte Union jusqu’en 1965, date à laquelle fut élue la toute première Supérieure générale autochtone, en la personne de Mère Anna TIENTCHEU. Celle-ci cessa ses fonctions suite à sa démission au courant de son deuxième mandat le 11 décembre 1968. La première religieuse de la congrégation sœur Marie Thérèse UNUBALINDI devint déléguée des sœurs auprès des Monseigneur Albert NDONGMO, alors nouvel évêque de Nkongsamba, du 21 avril 1969 au 4 août 1970. Après ce temps tumultueux, les supérieures générales suivantes ont dirigé la congrégation jusqu’à ce jour. Il s’agit des :
- Mère Joséphine MAKOUGANG, du 4août 1970 au 5 août 1976.
- Mère Jeanne DJUISSI, du 05 août 1976 au 13 août 1982.
- Mère Joséphine MAKOUGANG, pour la deuxième fois du 13 août 1982 au 12 mars 1989
- Mère Marie Thérèse KENMOGNE, du 12 mars 1989 à l’août 1995
- Mère Monique KAMSEU, de 1995 au 1998
- Mère Christiane MADIESSE, du 1998 à l’Aout 2001
- Mère Elisabeth WIRNKAR, d’août 2001 au 22 aout 2009
- Mère Marie Madeleine MADJEU, 22 Aout 209 au 6 Aout 2014
- Mère Marie Elisabeth WIRNKAR, pour la deuxième fois du 06 Aout 2014 au 18 Juillet 2019
- Mère Rose Chantal DJIAZET, supérieure générale actuelle depuis le 18 Juillet 2019
Changement de la dénomination de la Congrégation
Le Diocèse de Nkongsamba fut divisé en deux le 5 février 1970 et donna naissance au Diocèse de Bafoussam. Avec cette division, le siège de la Congrégation (Dschang) se trouvait dans le territoire du nouveau Diocèse de Bafoussam. C’est ainsi que la Congrégation des Sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie fut désormais placée sous la juridiction de l’évêque de Bafoussam.
Le 21 février 1986, se tint le premier chapitre constitutionnel formalisé. Au cours des travaux, une commission « ad hoc » fit remarquer que le fondateur avait mis un accent particulier sur la Sainte Famille de Nazareth et l’a donnée comme modèle à la Congrégation. En vue de mettre en lumière et en valeur ces aspirations profondes du fondateur, le Chapitre décida de changer la dénomination de la Congrégation qui devint « Congrégation des Filles de la Sainte Famille de Bafoussam ».
Ce changement fut approuvé par Mgr André WOUKING, alors évêque de Bafoussam.
attestation de changement