A la fondation, les sœurs arboraient une robe bleue marine avec une sorte de camail appelé pèlerine, avec des plis à l’avant et à l’arrière et une couture à la taille. Après le changement de dénomination en 1986, les sœurs ont aussi changé la couleur et la couture de la tenue. Une robe simple découpe princesse et un voile rond et long qui a remplacé le voile long avec deux pointe à l’arrière. Au chapitre de 2012, les sœurs sont retournées à la couleur des origines tout en gardant la découpe princesse. Ainsi, les sœurs ont deux couleurs officielles le bleu marine et le beige.

DE SANTCHOU
Le Chapitre général
Le Chapitre général est l’organe suprême de gouvernement. Depuis la fondation de cette famille religieuse, il y a eu de grands rassemblements que nous pouvons appeler chapitres. Dès les premiers moments, il s’agissait pour les sœurs de se réunir pour choisir la supérieure générale. C’était déjà les débuts du chapitre électif. Progressivement, elles ont doublé le chapitre électif du chapitre des affaires. Ce qui est observé dans la Congrégation jusqu’à nos jours. Entre temps, il y a eu aussi des chapitres constitutionnels. Le premier ayant permis de réviser quelques articles de la constitution ; le deuxième et le dernier quant à lui, a permis de passer au peigne fin tous les articles de la constitution avant d’avoir une nouvelle constitution approuvée par décret par Mgr Dieudonné WATIO, évêque de Bafoussam.
Les autres instances de gouvernement et d’administration
- La supérieure générale
- Son conseil
- La secrétaire générale
- L’Econome générale
- L’équipe de formation
- Supérieures de communauté
- Les économes de communauté
La Congrégation des Filles de la Sainte Famille de Bafoussam a connu un accroissement de diverses manières et à des moments de son histoire jonchée de joies et de difficultés. Cette Congrégation compte aujourd’hui 49 religieuses à vœux perpétuels, 19 jeunes professes, 12 novices et 5 postulantes.
Par ailleurs, la Congrégation compte au total 17 communautés qui sont présentes dans quatre diocèses du Cameroun (Bafoussam, Nkongsamba, Douala Yokadouma) et dans le diocèse de Saint Thomas aux USA.
Les Filles de la Sainte Famille de Bafoussam ont également séjourné dans de nombreux diocèses pendant leur mission d’études. Il s’agit notamment des diocèses de Yaoundé au Cameroun, de Namur en Belgique, de Kinshasa au Congo Démocratique, et au Kenya. Cette ouverture à l’extérieur a permis à la Congrégation d’accueillir en son sein des jeunes filles appartenant à d’autres nationalités.
Les critères de recrutement ont connu une amélioration avec le temps. Avant, toute fille qui désirait servir le Seigneur par le biais de la vie religieuse pouvait être accueillie sans aucune condition de niveau académique. Aujourd’hui, le niveau requis pour être admise c’est le Baccalauréat d’enseignement secondaire ou l’équivalent.
Dans sa marche évangélisatrice, la Congrégation a connu beaucoup de difficultés. A l’instar de la crise de l’autonomie, la crise des études, la crise de la scission.
Après avoir obtenu son autonomie de gouvernement en 1965, la congrégation a traversé une période de turbulence due au fait que les sœurs autochtones n’étaient pas assez préparées. En effet, le manque de niveau intellectuel et d’esprit d’ouverture ont constitué un grand obstacle à la correcte administration de la Congrégation par ces jeunes sœurs.
Pour résoudre ce problème de manque de compétences, une première vague de religieuses furent envoyées aux études dans les pays européens. Malheureusement, elles ne retournèrent pas après l’obtention de leurs diplômes. Ce fut une dure épreuve pour la Congrégation de voir ses membres sur qui elle comptait, abandonner la vie religieuse.
De plus, quelques années après l’érection du diocèse de Bafoussam en 1970, la Congrégation alors âgée d’une vingtaine d’années d’existence, connut de nouveau une grande perturbation. Elle fut pratiquement divisée en deux : le petit nombre qui s’attacha à la maison mère de Dschang demeura sous la juridiction de l’évêque de Bafoussam. Le grand nombre quitta la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, sous l’instigation de Mgr Thomas Nkuissi, alors évêque de Nkongsamba, qui avaient besoin d’elles pour fonder une nouvelle Congrégation religieuse de droit diocésain à Nkongsamba. Dès lors, la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie s’attela pratiquement à une refondation, puisqu’il fallait restructurer la congrégation et fermer certaines communautés.
Malgré ces difficultés, la grâce de Dieu continue de conduire cette œuvre qui est la sienne vers le chemin du développement intégral. Pour la mission et en vue d’elle, la Congrégation s’est engagée sur la voie de l’accroissement des compétences intellectuelles de ses membres, mais aussi de la formation spirituelle de ses membres.
La maturité spirituelle de cette congrégation s’observe au niveau de la fidélité des sœurs pionnières à leurs engagements religieux jusqu’à la mort.
Telles sont, en quelques lignes, les circonstances de création, l’évolution et l’expansion de la Congrégation des sœurs des Sacrés cœurs de Jésus et de Marie Foumban devenue aujourd’hui Congrégation des Filles de la Sainte Famille de Bafoussam.